La reconnaissance de la paysannerie en Colombie

Une nouvelle loi adoptée en Colombie reconnaît les paysans en tant que sujets politiques détenteurs de droits et ayant droit à une protection spéciale de la part de l’État.

 

L’initiative, qui s’inscrit dans le cadre des réformes agraires du gouvernement du président Gustavo Petro en Colombie, a été débattue pour la dernière fois en séance plénière de la Chambre des représentants.

L’initiative, qui a déjà été approuvée, a modifié l’article 64 de la Constitution politique de Colombie, en ajoutant les mentions suivantes: « la paysannerie est un sujet politique de droits et de protection spéciale » et « les communautés paysannes ont une relation particulière avec la terre basée sur la production alimentaire ». 

 

C’est ainsi que le plan de développement présenté par le gouvernement actuel montre que les paysans ont un rôle très important à jouer : Tout d’abord, en ce qui concerne l’accès à la terre et la gestion de l’eau. Ensuite, en redéfinissant ce que la production alimentaire veut dire, en donnant de la valeur à la production de la petite paysannerie, qui joue un rôle essentiel dans la production d’aliments. Troisièmement, pour combler les inégalités sociales entre la campagne et la ville. Avec comme thème transversal, la mise en œuvre de la « paix totale », c’est-à-dire la fin des conflits en Colombie.

 

Ce changement de loi est aussi le fruit du travail acharné des mouvements paysans en Colombie, qui ont œuvré sans relâche pour la reconnaissance de la petite paysannerie et l’amélioration de ses conditions de vie. Lectures Partagées espère que cette loi ne restera pas lettre morte et que des mesures concrètes seront prises afin de rendre tout ceci possible.

 

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